|
Contrat de mariage
: |
28 septembre 1680
à
Gondecourt 59147
TAB 09027/00109
traité de mariage du 29.08.1680
Transcription J.M. Eeckeman
Pierre MARQUANT, demt à Gondecourt, assisté de Hippolyte MARQUANT son père, Jean et Antoine MARQUANT ses frères, d'une part
Anne BACQUEVILLE, veuve de Nicolas DUPONCHEL, demte au dit lieu, assistée de Jean BACQUEVILLE son frère, Bartholomé BACQUEVILLE son oncle, d'autre part primes, quant est du portement et chenance du dit Pierre MARQUANT, son dit père a dit et déclaré qu'il donne à son dit fils, quatre cents et demi de terre à labeur, en deux pièces au terroir du dit lieu savoir, deux cents et demi tenant de côté à l'héritage des hoirs du dit Nicolas DUPONCHEL, d'autre aux hoirs Nicolas DORCHIES item deux cents, tenant de côté à Phles DUTILLOEUL, d'autre à la veuve Paul DELANNOY item lui baille en avant cense, sept cents de pareille labeur, appartenant à Bonnaventure HERMAND, situés en une pièce au terroir de Chemy, pour en jouir le parfait de bail qu'il en a à durer à charge de l'acquitter et décharger du rendage, charges, devises et conditions portés au dit bail, à commencer u jour la St Rémy prochain de cet an xvi c quatre-vingts si lui donne la somme de cent et vingt livres, à livrer incontinent le mariage consommé item deux rasières de blé et une paire de linceuls et au regard du portement d'icelle, icelui Pierre, s'est pareillement tenu content traitant lequel mariage, a été dit et expressément conditionné et accepté par les parties, que le dernier vivant des dits mariants, sans enfant vivant procédant de ce mariage, sera usufructuaire des meubles du terminé, à la charge des dettes, exèques et funérailles d'icelui sauf si la dite Anne prédécédait le dit Pierre MARQUANT son futur mari sans enfant comme dit est, ce advenant Jean François DUPONCHEL son fils qu'elle a eu de sa première conjonction avec le dit Nicolas son feu mari, partira avec son mari futur en la moitié des meubles de la maison mortuaire à charge de payer la moitié des dettes, exèques et funérailles à l'encontre de son parâtre et au regard des héritages, ils retourneront après le pied coupé des avestures qu'elle y seront trouvées, aux plus prochains parents et héritiers du terminé, d'où ils seront trouvés procédant et mouvant et advenant qu'ils feraient quelque acquêt durant leur conjonction, le dit survivant en jouira sa vie durant, pour après son trépas, au dit cas de non enfant vivant, retourner moitié par moitié aux plus prochains parents des terminés si a, le dit Hippolyte MARQUANT, accordé aux enfants qui de ce mariage naîtront, représentation en sa succession fait et passé au dit Gondecourt, le vingt-neuf août xvi c quatre-vingts, par devant Phles Sion, notaire à Camphin, es présence de Pierre DUMEZ, fils de feu Jean, et Henry DUBOIS, fils de feu Clément.
TAB 09027/00145
obligation du 14.11.1680
Pierre MARQUANT, fils de Hippolyte, et Anne BACQUEVILLE sa femme, laboureurs demts à Gondecourt, reconnurent, la dite femme dûment et agréablement autorisée de son mari, de devoir bien et léallement à Jean-Baptiste, Martine et Marquette DUPONCHEL, frère et soeurs enfants en bas-âge de feu Nicolas (et de Jeanne MARQUANT décédée le 6 septembre 1676), la somme de cent cinquante deux livres deux gros parisis, à cause de la moitié de leur formoture portant nonante livres, et de tout ce que la dite BACQUEVILLE, femme en secondes noces au dit Nicolas DUPONCHEL a acheté à la vente mobiliaire de son dit feu mari laquelle somme, ils ont promis, l'un pour l'autre et chacun pour le tout sans division ni discussion de droit, payer à Luc DUPONCHEL et Jacques DUMETZ, tuteurs des dits enfants, présents comparants acceptant et atterminant au nom d'iceux, le quatorzième de novembre xvi c quatre-vingt-un, en monnaie ayant présentement cours en la ville de Lille, tels les patagons à quarante-huit patars et les autres espèces à l'avenant, sous l'obligation de leurs biens et héritages présents et futurs, vers tous seigneurs et justices accordant sur iceux mise de fait et plainte à loi, à la sûreté de la dite somme, renonçant à toutes choses contraires signamment la dite femme au droit du senatus consult velleau et à l'authentique si qua mullier à elle donné entendre fait et passé au dit Gondecourt, le quatorzième de novembre xvi c quatre-vingts, par devant moi Phles Sion, notaire à Camphin, es présence de Gaspard BOULINGIER, fils de feu Hubert, maréchal, et Mathias BERNARD, fils de feu François, laboureur, demts au dit Gondecourt, témoins à ce appelés. suivent les marques et signatures de tous, plus la marque de Pierre DELENOEUFVILLE
|